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LA
RESTAURATION DE VITRAUX
L’atelier propose
ses services à l’Etat (Direction de l’Architecture et du Patrimoine),
son principal client, mais il travaille aussi pour les musées et les
particuliers.
La restauration :
Elle englobe
tous les traitements d’ordre curatif, esthétique et préventif
nécessaires à la préservation de l’œuvre. Elle s’appuie sur les
informations et les conseils transmis par l’étude préalable. Les
méthodes de restauration sont diverses et variées. Elles sont
adaptées à chaque œuvre suivant leur état de dégradation et les
conditions de conservation ultérieures. Cette méthodologie est régie
par une déontologie spécifique à la restauration des biens
culturels.
L’étude préalable :
Elles englobe
l’étude historique, le bilan sanitaire et le diagnostic. D’autre
part, elle organise la restauration, propose des solutions de
traitements et, éventuellement, dresse le cahier des charges et le
chiffrage des opérations de restauration et de conservation à
entreprendre.
L’étude préliminaire :
Elle définit
l’état de conservation d’un ensemble vitré, évalue les risques
potentiels d’endommagement dans les conditions présentes de
conservation (salubrité de l’environnement), détermine les besoins
en restauration et en conservation, et planifie les priorités
d’intervention suivant les vitraux.
Le bilan sanitaire :
Il définit l’état de conservation
actuel de l’œuvre en caractérisant les différents types de
dégradation subis par les matériaux constitutifs du vitrail : les
verres, les peintures, les plombs, les armatures de soutien ainsi
que le cadre architectural. Le bilant sanitaire localise aussi les
différentes altérations afin d’évaluer le degré de gravité des
problèmes.
Le bilan
sanitaire débouche sur le diagnostic : identification des
altérations (mécaniques ou physico-chimiques) et de leur origine ;
évaluation de l’impact de l’environnement sur l’état de conservation
actuel et futur ; évaluation des besoins en conservation préventive
(protection des vitraux au moyen d’une verrière de protection
extérieure).
L’activité de conseil en
restauration ou en conservation préventive :
C’est une
assistance technique apportée à certains acteurs de la restauration
des vitraux (responsables juridiques, laboratoires scientifiques,
ateliers inexpérimentés à certaines techniques de restauration).
La recherche appliquée à la
restauration :
Elle s’effectue
en collaboration avec les laboratoires de recherches scientifiques
(généralement le Laboratoire de Recherche des Monuments
Historiques) dans le cadre de programme de recherches
destinés à approfondir la connaissance des matériaux et de
l’environnement, et à améliorer les techniques de restauration et
de conservation. Généralement le restaurateur participe à la mise en
place des protocoles et intervient dans l’expérimentation.
L’étude historique :
Elle a pour
objectif de déterminer l’histoire d’un vitrail ou d’un ensemble
vitré à partir de la littérature existante - recherches
bibliographiques et dépouillement d’archives locales
(départementales, régionales) et nationales (centralisation de
certaines informations à Paris) – et du recoupement des informations
ainsi obtenues avec la critique d’authenticité (mise en valeur des
bouleversements matériels subis par l’œuvre au niveau des verres et
des plombs).
Afin d’enrichir les connaissances sur
le vitrail français et d’encourager la préservation de ce patrimoine,
l’atelier réalise différentes prestations dans le respect de la Charte
de Venise (1961) et des codes déontologiques régissant la profession de conservateur-restaurateur
du patrimoine (ECCO, 1993) :
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Delphine Geronazzo, responsable de
l'atelier, est membre :
- du Corpus Vitrearum
Medii Aevi (CVMA), comité international dont l’ambition est de
rassembler et de favoriser toute recherche en matière de vitrail,
- de l’Association des
Conservateurs-Restaurateurs de Vitraux de Formation Universitaire
(ACRVFU) créée en 2001, dont
l’objet est de promouvoir l’étude et la protection des vitraux,
ce qui lui permet de travailler en
collaboration étroite avec d’autres restaurateurs, des historiens
d’art
et des scientifiques spécialistes des vitraux.
Mais le patrimoine vitré français ne se
limite pas aux vitraux civils ou religieux classés par l’Etat au titre des
Monuments Historiques ou conservés en musée, il comprend aussi les vitraux
décoratifs ornant les immeubles ou les habitations privées. L’atelier est
donc régulièrement contacté par les antiquaires, les gestionnaires de biens
immobiliers, les co-propriétés ou les particuliers désireux de restaurer, de
préserver ou de mettre en valeur leurs vitraux.
Si vous ne résidez pas à Paris, vous pouvez
me transmettre par courrier ou par courriel des photographies (en lumière
transmise et en lumière réfléchie) de votre vitrail ainsi que ses dimensions,
informations à partir desquelles une première
estimation des besoins en restauration pourront être établis.


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QUELQUES TEXTES ET OUVRAGES DE
RÉFÉRENCE
Histoire de l’art du
vitrail :
► Louis Grodecki, Catherine
Brisac, Claudine Lautier, le vitrail roman,
Office du Livre, 2e
édition, Fribourg, 1977
► Louis Grodecki, Catherine
Brisac, le vitrail gothique au XIIIe siècle,
Office du Livre, Fribourg, 1984,
► Jean Lafond, Le
vitrail, origine, techniques, destinées,
nouvelles édition mise à jour par Françoise Perrot, Florilège, 1992
► Vitraux parisiens de
la Renaissance, Délégation à l’action
artistique de la Ville de Paris, Paris, 1993
Conservation et Restauration des
œuvres d’art :
►
Charte internationale pour la conservation et la restauration des
monuments et des sites, Charte de Venise, ICOMOS, 1965
► Le
conservateur-restaurateur : définition de la profession,
Comité de conservation de l’ICOM, groupe de travail sur « la formation
en conservation-restauration », Copenhague 1986
►
ICOM Code of profesional Ethics, ICOM, Buenos Aires, 1986
► Directives sur
l’éducation et la formation à la conservation des monuments, ensembles
et sites, ICOMOS, Colombo, 1993
►
Jean-Pierre Bady, Les monuments historiques en France,
PUF, collection Que sais-je ?, n° 2205, Paris, 2e édition
mise à jour, 1997
► La
conservation-restauration en France,
ICOM CC, Lyon, 1999
►
Cesare Brandi, Théorie de la restauration,
centre des monuments nationaux/Monum, Editions du patrimoine, Paris,
d'après la première édition, Edizione di Storia e Letteratura, 1963
► Préserver les objets
de son patrimoine, précis de conservation préventive,
Sfiic, Mardaga, Sprimont, 2001
► Monumental, Revue
scientifique et technique des monuments historiques, dossier Vitrail,
semestre 1, Centre des monuments nationaux/Monum, Editions du
patrimoine, Paris, 2004
LES PUBLICATIONS DE
L’ATELIER
►► Les
résines de collage et de comblement utilisées en restauration de vitrail,
Verre, vol. 8, n°1, Mars 2002
►
Les matériaux de comblement de lacunes : étude de la coloration
et de la durabilité, In Le vitrail
comme un tout, [Actes du] 4e forum international sur la
conservation et la technologie du vitrail historique,
Troyes-en-Champagne, 17-19 mai 2001, Paris, 2001 – Corpus Vitrearum
News Letter 48, mai 2001-Bulletin de liaison 2001 Section
française de l’Icomos
►
Les grisailles de l'abbatiale de Saint Jean aux Bois,
dans l'Echo de l'abbatiale de Saint Jean aux Bois, Bulletin des Amis
de l'abbatiale, n°34, janvier 1997
►
Les Parcours de la Découverte,
dans L'Année du Patrimoine 1995, numéro hors-série du magazine
Beaux-Arts dirigé par Nicolas Chaudun, Paris, 1995
►
L'importance grandissante des études préalables à la restauration des vitraux
: introduction, Core, n°15,
spécial vitrail, mars 2005
►
Pourquoi coller et retoucher ?
Réflexions méthodologiques, déontologie, actualités
technologiques,
Core, n° 15, spécial vitrail, mars 2005
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